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Imaginer le futur du littoral normand

Jean Richer

Living-lab de sciences participatives réalisé dans le cadre du festival Turfu 2019

Date : le 15 octobre 2019
Thématique(s) : linguistique, littoral, environnement, culture
Publics : Tous publics
Lieu : Saint-Aubin-sur-Mer (Calvados)
Porteur(s) de projet : Ministère de la culture
Équipe de recherche : Virginie Serna, Mireille Guignard, Jean Richer, Lucie Colleu
Partenaire(s) : Particip-Arc, Ministère de la culture, Museum national d’Histoire naturelle, Mairie de Saint-Aubin-sur-Mer

Le Vocabulaire du littoral est un projet éditorial porté par les ministères de la Culture et de la Transition Écologique et Solidaire. Il a été initié lors du Grenelle de la Mer et est inscrit depuis 2015 dans les objectifs de la mission de l’Inventaire général du patrimoine culturel au sein de la collection des « Principes d’analyse scientifique » ainsi que dans la Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte. L’enjeu est d’élaborer un vocabulaire commun pour les acteurs et tout lecteur, pour mieux partager l’espace littoral, espace rare, fragile et partagé. Le living-lab de Saint-Aubin-sur-Mer a permis de confronter les termes du vocabulaire au regard d’un public large. En 2030, on ne parlera plus de la mer avec les mêmes mots ?

Hydrolienne / Marina / Atténuateur de houle / Musoir / Sifflevent / Alphabet à barbes / Gril de Carénage / Bredindin / Étoc / Gaviteau / Davier à goémon… Quels sont les mots que l’humain riverain de demain utilisera pour désigner son espace littoral ? Le littoral de demain est un espace hérité dont le patrimoine culturel et naturel reste unique et non-renouvelable. Dans ses objets complexes, ses paysages, son espace multiforme, sa gestion et sa gouvernance plurielle se posent en lieu de mémoires et d’innovations. Ainsi, mettre à jour et publier un vocabulaire commun sur le littoral constitue un défi à relever. Termes génériques, mots spécifiques, langue vernaculaire, vocables oubliés : 1 200 termes ont déjà été collectés et feront l’objet d’un ouvrage disponible en 2020. Ils racontent à leur façon l’évolution des sites portuaires et la dynamique côtière, la création technologique et les reconversions patrimoniales, les altérations du trait de côte et l’approche paysagère, l’histoire des sociétés riveraines et leurs usages renouvelés.

La matinée était consacrée aux mots du littoral et l’après-midi à leur futur (turfu donc).

Lecture de paysage

La déambulation depuis le poste de secours SNSM. Nous sommes descendus sur la plage et nous avons fait une lecture à 360 degrés (patrimoine bâti, sable, forme paysagère…). La même chose s’est répétée sur la promenade en front de mer (patrimoine bâti, lieu de mémoire, forme paysagère…). Les mots ont été collectés et une grande frise – sorte de coupe paysagère – a permis de spatialiser chaque terme.

Visions créatives d’avenir

La co-problématisation s’est faite par world cafe / mind map participative des évolutions / pression connue ou pressentie sur le littoral / stimuli avec six thématiques / 6 tables sur le littoral (une personne de l’équipe par table, 4 tours de 7 minutes) : climat, matière première, mobilité navale, préservation / pollution, habitation, mémoire. Puis des groupes de travail (objets ou installations / organisation / métiers / site) ont répondu à la question « j’aimerais bien trouver la solution ».

 

Le retour d’expérience en image

Jean Richer

Architecte, urbaniste et géographe, Ministère de la culture, DRAC Nouvelle Aquitaine

Après avoir été étudiant de Paul Virilio et diplômé de l’École spéciale d’architecture de Paris, Jean Richer s’est spécialisé en urbanisme. Il a été lauréat du Palmarès des jeunes urbanistes en 2010 pour son travail sur l’urbanisme temporel. D’abord chef de groupe « ville, innovation, architecture » au Cerema Normandie Centre, il est aujourd’hui architecte des bâtiments de France en Charente Maritime. De ces différentes expériences, il a développé une expertise sur les relations entre architecture, paysage et climat. Président de l’association Atelier de recherche temporelle, il vient de fonder avec Sophie Dulau, l’ONG Klima engagée dans l’adaptation littorale au changement climatique.

Klima entre terre et mer

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France

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Fontenay-le-Comte 85200 France

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