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— Mission Loire Bretagne —

Atlas Loire-Bretagne

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Atlas en cours de création… le référencent des projets est en cours, nous avons repérés plus de 250 projets d’adaptation sur le bassin Loire Bretagne, il nous faut maintenant un peu de temps pour écrire chaque article.

Nous commençons une cartographie de projets d’adaptation littorale sur le bassin Loire-Bretagne. Plutôt qu’une liste exhaustive de projets, nous considérons cet atlas comme une porte à travers laquelle chacun peut entrevoir une diversité d’approches d’adaptation pour faire émerger de nouvelles idées. Il s’agit d’une carte collaborative, vous pouvez donc nous proposer des projets, n’hésitez pas à nous écrire ! Plus de projets sont à venir, restez à l’écoute.

Liste des projets

REEHAB
Paysage & Ecologie
Dans l’eau / Mer / Milieu marin
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Le Théâtre d’Ardoise
Architecture & Manières d’habiter le territoire
Île / Milieu insulaire
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Mission Pépite
Paysage & Ecologie
Dans l’eau / Mer / Milieu marin
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Association Univers-sel
Communauté & Action Collective
Estuaire / Delta / Marais / Lagune / Milieu saumâtre
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Passage du Gois
Paysage & Ecologie
Île / Milieu insulaire
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Dolus d’Oléron, laboratoire d’un aménagement résilient
Architecture & Manières d’habiter le territoire
Île / Milieu insulaire
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Les refuges de mer et la maison des goëmoniers
Architecture & Manières d’habiter le territoire
Île / Milieu insulaire
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Le Collectif Les Vagues
Communauté & Action Collective
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier
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Parlement de Loire
Arts & Philosophie
Dans les terres / Rivières / Forêts / Milieu terrestre
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ZAD Notre-Dame des Landes
Communauté & Action Collective
Dans les terres / Rivières / Forêts / Milieu terrestre
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Groupement Régional des Aires Educatives de Bretagne
Communauté & Action Collective
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier
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Festival Sous l’Eau
Arts & Philosophie
Île / Milieu insulaire
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Initium Maris
Arts & Philosophie
Dans l’eau / Mer / Milieu marin
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Programme Art et Sciences du laboratoire BeBest
Arts & Philosophie
Dans l’eau / Mer / Milieu marin
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La barre d’Etel et autres sentiments océaniques
Arts & Philosophie
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier
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Parchemins
Communauté & Action Collective
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier
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Réseau Agricole des Iles Atlantiques
Communauté & Action Collective
Île / Milieu insulaire
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Coopérative Passeurs de Terre
Communauté & Action Collective
Dans les terres / Rivières / Forêts / Milieu terrestrev
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Adapto - site de la baie de Lancieux
Paysage & Ecologie
Estuaire / Delta / Marais / Lagune / Milieu saumâtre
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TOWT (TransOceanic Wind Transport) et le label ANEMOS
Communauté & Action Collective
Dans l’eau / Mer / Milieu marin
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Finis Terrae
Arts & Philosophie
Île / Milieu insulaire
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En attendant la mer
Paysage & Ecologie
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier
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Mon bord de mer
Arts & Philosophie
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier
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Vivos
Arts & Philosophie
Dans l’air / Immatériel
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Passerelle de la belle Henriette
Paysage & Ecologie
Estuaire / Delta / Marais / Lagune / Milieu saumâtre
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Pont roulant
Architecture & Manières d’habiter le territoire
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier
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Classes de mer
Communauté & Action Collective
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier
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Mars 709
Arts & Philosophie
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier
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Festival Si la Mer Monte
Arts & Philosophie
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier
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Plages Vivantes
Paysage & Ecologie
Dans l’eau / Mer / Milieu marin
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Plankton Planet
Paysage & Ecologie
Dans l’eau / Mer / Milieu marin
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MADABREST
Communauté & Action Collective
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier
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CartoHECo et CoEHCO
Paysage & Ecologie
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier
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LittoSIM
Architecture & Manières d’habiter le territoire
Île / Milieu insulaire
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L’escargot, la méduse et le bégonia
Paysage & Ecologie
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier
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Maison RoZo
Architecture & Manières d’habiter le territoire
Dans les terres / Rivières / Forêts / Milieu terrestre
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Les aventures des mers de l’ouest
Architecture & Manières d’habiter le territoire
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier
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Itinérances sur les rives de la Vilaine
Paysage & Ecologie
Dans les terres / Rivières / Forêts / Milieu terrestre
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Roches
Arts & Philosophie
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier
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REEHAB

Lien du projet

Partenaires
IFREMER (France) université de Porto (Portugal), université de Bangor (Pays de Galles) et université de Plymouth (Angleterre) Fontation Totale OFB

Concepteur
IFREMER (France) université de Porto (Portugal), université de Bangor (Pays de Galles) et université de Plymouth (Angleterre) Fontation Totale OFB

Lieu
Littoral Atlantique
Milieux
Dans l’eau / Mer / Milieu marin

Catégorie
Paysage & Ecologie

Type de projet
Recherche / Expérimentation

Modalité d'adaptation
Composer dans un monde multispécifique / Régénérer et préserver les pouvoirs du vivant

En quoi consiste le projet ?

Le projet REEHAB vise à mieux connaître la distribution géographique des hermelles et l’effet de différents facteurs environnementaux sur son habitat. Ces vers de 3 cm de long vivent dans des tubes qu’ils construisent en collant le sable et les fragments de coquillages qu’ils capturent. Agglomérés, ces habitats peuvent former de véritables récifs - sur parfois des centaines d’hectares - qui abritent une grande biodiversité et protègent le trait de côte contre l’érosion en atténuant la force des vagues.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

S’intéresser aux hermelles, c’est découvrir qu’un petit ver de rien du tout peut constituer des habitats pour de multiples espèces, tout en protégeant les côtes de l’érosion. Le connaître et le préserver a un impact conséquent sur la biodiversité marine et côtière. C’est aussi découvrir des paysages intertidaux incroyables et étranges, qui ouvrent sur des univers cachés et peu perceptibles si on n’y porte pas notre attention.

Mise en perspective

Les récifs d’hermelles sont fragiles et très vulnérables à l’action de l’homme (piétinement, pêche à pied ou au chalut, etc.). Comment faire mieux connaître ces écosystèmes au grand public? Des laboratoires de recherche invitent à écouter les sons de crustacés et bivalves pour ouvrir nos perceptions à d’autres êtres vivants. Quel est le son d’un récif d’hermelles?

Le Théâtre d’Ardoise

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Partenaires
Jean-Marc Chailloleau association TAP ("tous aux pieux")

Concepteur
Jean-Marc Chailloleau association TAP ("tous aux pieux")

Lieu
Ile d’Oléron
Milieux
Île / Milieu insulaire

Catégorie
Architecture & Manières d’habiter le territoire

Type de projet
Lieux / Espaces partagés

Modalité d'adaptation
Ouvrir les imaginaires / Apporter d’autres regards sur le monde / Créer de nouveaux récits

En quoi consiste le projet ?

Le théâtre d’ardoise prend place dans la concession ostréicole de JM Chailloleau, chenal d’Arceau, à l’endroit d’un ancien théâtre antique, si l’on en croit la petite histoire. Le nouvel amphithéâtre, érigé à l’aide de pieux d’ardoise, anciens collecteurs à huîtres, accueille 500 personnes, en plein air, au milieu des marais. JM Chailloleau et l’association TAP y organisent chaque été le festival Estivases, autour de contes, de musique et des produits locaux biologiques.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Architecture éphémère, faite avec peu de moyens, ce lieu offre un regard sur le littoral, non pas centré sur la plage mais sur les marais: autre rapport physique à ce milieu, autre expérience vécue du paysage. Le théâtre donne à voir le rivage dans sa profondeur, comprennant les paysages de marais. Les événements culturels qui s’y déroulent participent à attirer un public qui ne s’y serait pas aventuré sinon. Ce lieu se veut autonome, indépendant des institutions. On pourrait imaginer qu’il puisse accueillir d’autres événements de mobilisation citoyenne ou de débat.

Mise en perspective

Plusieurs autres festivals sont l’occasion de changer notre rapport au littoral, à la fois dans les lieux traversés et dans les sens mis en éveil. Le "festival sous l’eau", à Belle-Ile, en est un exemple. http://festivalsousleau.com/

Mission Pépite

Lien du projet

Partenaires
IFREMER

Concepteur
IFREMER

Lieu
Rade de Brest, baie de Morlaix, bordure littorale entre Concarneau et la pointe de Trévignon et secteur de Belle-Ile en mer
Milieux
Dans l’eau / Mer / Milieu marin

Catégorie
Paysage & Ecologie

Type de projet
Recherche / Expérimentation

Modalité d'adaptation
Composer avec un monde multispécifique / Régénérer et préserver les pouvoirs du vivant

En quoi consiste le projet ?

La mission Pépite part explorer les tapis d’algues rouges calcifiées : le maërl, pour comprendre les évolutions de la sédimentation et du climat ainsi que les impacts anthropiques de ces deux derniers millénaires sur les littoraux Breton. La mission lance une campagne de carottage des fonds marins (sur trois sites : baie de Morlaix (nord Finistère), bordure littorale entre Concarneau et pointe de Trévignon (sud Finistère), et secteur de Belle-Ile en mer) afin de constituer des archives sédimentaires à partir du maërl. Le maërl est une algue rouge qui a la particularité de construire un squelette calcaire. Il prend la forme de petits arbuscules solides qui reposent au sol dans les fonds marins. Les nouveaux individus recouvrent petit à petit les anciens, formant des couches de plusieurs mètres d’épaisseur au fil des années. Le maërl a besoin de conditions environnementales stables et les effets climatiques ou anthropiques conditionnennent son bon développement. L'analyse du maërl dans les carottes sédimentaires donne donc des informations précieuses sur les conditions climatiques, écologiques et environnementales passées.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Le maërl peut être un indicateur des changements climatiques qui ont affecté les côtes depuis l’âge de fer, il y a plus de 2000 ans, jusqu'à aujourd'hui. L'étude de son évolution permet ainsi de mieux comprendre les évolutions du littoral ainsi que celles du climats afin de mieux comprendre les changements et bouleversements en cours et à venir. En effet, l’apparition et la disparition du maërl sont étroitement liées aux épisodes climatiques majeurs qui ont affecté l’Europe du Nord, et à l’impact de l’homme sur son environnement (agriculture intensive, aménagement des cours d’eau, aménagements côtiers, extraction de sable ou encore la pêche, etc.).

Mise en perspective

Le maërl a longtemps été exploité par l’homme pour constituer un amendement aux terres agricoles. La Bretagne est la région du monde où l’activité d’exploitation du maërl a été historiquement la plus forte. L’homme a alors négligé la richesse des écosystèmes marins que constituent les bancs de maërl. Ils abritent pourtant de nombreux échanges multispécifiques dont dépend le développement d’individus, animaux et végétaux. Cet habitat est aujourd’hui protégé en France comme habitat remarquable et les extractions de maërl sont interdites depuis 2013.

Association Univers-sel

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Partenaires
Paludiers de Guérande

Concepteur
Paludiers de Guérande

Lieu
Guérande
Milieux
Estuaire / Delta / Marais / Lagune / Milieu saumâtre

Catégorie
Communauté & Action Collective

Type de projet
Acteurs / Mise en réseau

Modalité d'adaptation
S’associer, coopérer et partager / Amplifier et enrichir les communs / Prendre en compte l’altérité

En quoi consiste le projet ?

UNIVERS-SEL est une association de solidarité internationale créée par des paludiers de Guérande il y a 30 ans. L'association accompagne le développement de techniques agricoles plus écologiques, par les échanges de savoir-faire entre les paludiers de Guérande et ceux de l'Afrique de l'Ouest. Elle s'est notamment orienté vers deux techniques agricoles plus écologiques : la saliculture solaire sur bâche et l’amélioration de la gestion de l’eau dans les rizières. Il s’agit de l’évaporation naturelle (par le vent et le soleil) d’une saumure sur bâche pour recueillir le sel (et non par combustion de bois issu des mangroves), et de la fabrication de bassins à l’aide de matériaux naturels (boue) et mise en place de digues.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

L'initiative d'Universel est basée sur l'entraide et l'échange de savoirs-faire entre pays, en ce sens elle permet que chacun puisse mieux s'adapater aux transformations de son milieux, tout en utilisant des moyens low-tech basés sur le bon sens. Ainsi, des échanges de savoirs-faire sont crées entre les paludiers de Guérandes et ceux de l'Afrique de l'ouest, pour mettre en place la saliculture solaire, qui permettra de protéger les mangroves en réduisant les besoins en bois de combustion par rapport à la saliculture ignigène, et de simplifier le quotidien des femmes (gestion du temps, pénibilité du travail, source de revenu). Univers-sel propose ainsi d'autres alternatives, en requestionnant les modèles et l'utilisation des ressources locales (humaines et naturelles). C'est une démarche agroécologique en zones humides, soit la création des conditions propices à un meilleur équilibre entre l’Homme et les écosystèmes avec lesquels il évolue.

Mise en perspective

La saliculture transmise par Univers-Sel est inspirée de la saliculture pratiquée à Guérande, artisanale et organisée en coopérative. C’est une exception à l’échelle nationale et internationale, où la saliculture industrielle est prédominante. La saliculture industrielle est entièrement mécanisée avec des pelleteuses pour la récolte et donc très peu d’employés. La saliculture artisanale constitue, elle, un revenu ou un complément de revenu important pour des centaines de milliers de personnes.

Passage du Gois

Lien du projet

Partenaires


Concepteur


Lieu
Beauvoir-sur-Mer / île de Noirmoutier
Milieux
Île / Milieu insulaire

Catégorie
Paysage & Ecologie

Type de projet
Mode de déplacement / Cheminement / Passage

Modalité d'adaptation
Composer avec l’incertitude / Prendre en compte l’impermanence et l’indéterminé

En quoi consiste le projet ?

Le passage du Gois est une chaussée submersible, accessible uniquement à marée basse. Long d’un peu plus de 4km, ce passage relie Beauvoir-sur-Mer à l’île de Noirmoutier, recouvert par les eaux au rythme des marées. On peut l’emprunter depuis 1h30 avant jusqu’à 1h30 après l’heure de basse mer.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

La possibilité de traverser au niveau du passage du Gois n’est pas acquise et dépend de la hauteur d’eau. Cet aménagement rend compte d’un rapport souple et non dominant de l’homme sur l’eau, en prenant en compte l'impermanence.

Mise en perspective

Vivre avec l’eau est ici relatif, car il y a un pont à côté de cette route submersible, pour relier Noirmoutier au continent. D'autres infrastructures récentes conjuguent une attention au milieu et des usages différents selon les hauteurs d’eau, comme la passerelle de la Belle Henriette, à La Faute sur Mer

Dolus d’Oléron, laboratoire d’un aménagement résilient

Lien du projet

Partenaires
Mairie de Dolus d’Oléron Pays Marennes-Oléron Direction départementale des territoires et de la mer des Charentes maritimes (DDTM17) Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer Ecole d’architecture de la ville et des territoires de Marne-la-Vallée Étudiants: Hortense Goupil Emilien Josseau Oscar Schlumberger

Concepteur
Mairie de Dolus d’Oléron Pays Marennes-Oléron Direction départementale des territoires et de la mer des Charentes maritimes (DDTM17) Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer Ecole d’architecture de la ville et des territoires de Marne-la-Vallée Étudiants: Hortense Goupil Emilien Josseau Oscar Schlumberger

Lieu
Ile d’Oléron
Milieux
Île / Milieu insulaire

Catégorie
Architecture & Manières d’habiter le territoire

Type de projet
Projet de territoire / Gouvernance

Modalité d'adaptation
Recomposer autrement / Penser avec la profondeur du territoire / Retisser les liens / Prendre en compte les interdépendances

En quoi consiste le projet ?

Dolus, laboratoire pour penser la résilience. Comment adapter le territoire, ses mobilités et ses habitations à une montée des eaux d’un mètre en 2100 ? Cette étude propose la préemption de parcelles disponibles à proximité des centres-bourgs pour les habitants qui seront à relocaliser, avec des typologies multiples d’habitation selon la distance à la mer. Mais aussi la suppression de la route des plages et la suppression des parkings sur la dune vers le déplacement des stationnements en retrait et le renforcement des pistes cyclables.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Les dunes forment une protection naturelle des côtes contre l’érosion marine. Les activités humaines littorales peuvent bénéficier de cette particularité si elles sont suffisamment éloignées du rivage pour permettre aux dunes de se constituer, d’évoluer et de se déplacer.

Mise en perspective

Des projets de suppression d’infrastructures côtières ont été réalisés pour redonner une mobilité à un cordon dunaire, comme sur les lidos, près de Sète. https://www.lifeadapto.eu/petit-et-grand-travers.html Il est plus rare de voir réalisés des projets de déconstruction d’habitations littorales à grande échelle, pour anticiper la hausse du niveau marin et l’érosion côtière. Des études prospectives existent néanmoins, comme sur le littoral aquitain. Des déconstructions ponctuelles ont eu lieu, par ailleurs, suite à des tempêtes comme après Xynthia sur la côte atlantique.

Les refuges de mer et la maison des goëmoniers

Lien du projet

Partenaires
Atelier Koïbo Commune de Molène Les viviers de Kergroadez Communauté de communes du Pays d’Iroise Département du Finistère Région Bretagne Etat

Concepteur
Atelier Koïbo Commune de Molène Les viviers de Kergroadez Communauté de communes du Pays d’Iroise Département du Finistère Région Bretagne Etat

Lieu
Ile de Molène (Lédénez)
Milieux
Île / Milieu insulaire

Catégorie
Architecture & Manières d’habiter le territoire

Type de projet
Lieux / Espaces partagés

Modalité d'adaptation
Créer de nouvelles pratiques / Changer de comportements / Détourner les usages / Transformer nos manières de vivre

En quoi consiste le projet ?

Cette petite île est reliée à l’île de Molène à marée basse par un cordon de galets. En dessous d’un coefficient de marée de 70, ce cordon n’est pas découvert ce qui fait que l’île est parfaitement isolée, environ 4 à 5 jours par mois. Au début du siècle dernier l'île était occupée par des saisonniers goémoniers qui avaient construit deux maisons en bois, celles-ci ont été restaurées et converties en gites d’étape, autonomes en eau et en énergie à l’aide de panneaux solaires et de la récupération d’eau de pluie. Cette petite île, au ras de l’eau et sans arbres, est livrée aux vents et aux tempêtes d’une manière très directe.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Pourquoi continuer de figer le paysage littoral sous une forme balnéaire, centré sur la plage et le front de mer ? Les refuges en mer de l’île de Molène sont une alternative possible qui questionne la constitution de communs et leurs usages : biens communaux, logement temporaire (2 nuits maximum), réinvestissement du bâti existant, construction low-tech et bâti autonome.

Mise en perspective

Le principe du refuge est connu en montagne, où il permet de conjuguer itinérance et abri en pleine nature. Des refuges métropolitains sont créés autour de Bordeaux et invitent à parcourir et à habiter des paysages métropolitains trop méconnus. L’itinérance littorale est-elle à réinventer, en dehors du sentier des douaniers? (le GR2013 en région PACA est précurseur en la matière). Quels en seraient les refuges?

Le Collectif Les Vagues

Lien du projet

Partenaires
Nicolas Bessec, Marie Dautzenberg et tous les membres du collectif Les Vagues

Concepteur
Nicolas Bessec, Marie Dautzenberg et tous les membres du collectif Les Vagues

Lieu
Saint-Malo
Milieux
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier

Catégorie
Communauté & Action Collective

Type de projet
Acteurs / Mise en réseau

Modalité d'adaptation
S’associer, coopérer et partager / Amplifier et enrichir les communs / Prendre en compte l’altérité

En quoi consiste le projet ?

Les Vagues est né à St Malo en 2018. Ce collectif réunit quelque 120 citoyens engagés pour l’océan en tant que bien commun. Il a pour objectif de faire renaître un état d’esprit d’exploration et de déployer les imaginaires liés à la mer. Ses principales actions portent sur l’organisation de conférences, de rencontres, de débats et le partage de connaissances sur le littoral et la mer, à partir d’approches variées (poésie, sciences, pédagogie, etc.)

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Les Vagues met en avant la singularité de chacun et l’enrichissement mutuel, le partage, le temps passé ensemble à échanger et à réfléchir collectivement (cafés, discussions du soir, rencontres, préparations d'évènements, conférences). Ce collectif citoyen est très actif et vivant, il est générateur de liens sur le territoire et créateur d’un réseau de personnes variées qui partagent et s'entraident, ils deviennent ainsi plus aptes à trouver des manières de s’adapter en cas de chocs ou de grands changements.

Mise en perspective

Des lieux improvisés, à l’occupation temporaire, sont investis pour faire vivre et partager des démarches collectives et citoyennes. C’est le cas de Kervic, à Nevez (29), où sont accueillis chaque été makers, chercheurs, citoyens, sur des thématiques multiples. Les Comices du faire, à l’été 2020, proposait un atelier de réflexion animé par Yann et Corine de la Fabrique des Océans, à Brest, autour des tiers lieux et de l’océan. https://movilab.org/wiki/Comices_Du_Faire_2020#Oc.C3.A9ans_-_du_27_juillet_au_2_ao.C3.BBt

Parlement de Loire

Lien du projet

Partenaires
POLAU-pôle art & urbanisme, Région Centre-Val de Loire Mission Val de Loire, CICLIC, École de la Nature et du Paysage de Blois-INSA Centre-Val de Loire, COAL (Coalition arts et écologie), Camille de Toledo (auteur associé)

Concepteur
POLAU-pôle art & urbanisme, Région Centre-Val de Loire Mission Val de Loire, CICLIC, École de la Nature et du Paysage de Blois-INSA Centre-Val de Loire, COAL (Coalition arts et écologie), Camille de Toledo (auteur associé)

Lieu
Centre-Val de Loire
Milieux
Dans les terres / Rivières / Forêts / Milieu terrestre

Catégorie
Arts & Philosophie

Type de projet
Événement / Itinérance / Rencontre

Modalité d'adaptation
Ouvrir les imaginaires / Apporter d’autres regards sur le monde / Créer de nouveaux récits

En quoi consiste le projet ?

Ce projet est une recherche collective entre sociologues, anthropologues, juristes, architectes, paysagistes et archéologues, afin d’imaginer l’institution d’un écosystème fluvial et impliquer dans un parlement reconfiguré la faune, la flore, les bancs de sable, les masses d’eau et l’ensemble des composantes de la Loire. Il cherche à définir les formes et fonctionnements d’un parlement pour une entité non-humaine. Ce processus est structuré par une série d’auditions publiques qui mettent en dialogue une commission interdisciplinaire avec des professionnels et des usagers de la Loire.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Trouver le moyen de laisser le non-humain s’exprimer et défendre sa place, lui donner sa propre institution et sa propre gouvernance est une très belle manière de faire transition vers un monde désanthropocentré.

Mise en perspective

En 2017, le Parlement néozélandais a reconnu le Whanganui, un fleuve local, comme personne vivante et indivisible.

ZAD Notre-Dame des Landes

Lien du projet

Partenaires
Les ZADistes

Concepteur
Les ZADistes

Lieu
Notre-Dame des Landes
Milieux
Dans les terres / Rivières / Forêts / Milieu terrestre

Catégorie
Communauté & Action Collective

Type de projet
Luttes / Mouvements / Empowerment

Modalité d'adaptation
Créer de nouvelles pratiques / Changer de comportements / Détourner les usages / Transformer nos manières de vivre

En quoi consiste le projet ?

Le projet de construction d’un nouvel aéroport près de Nantes dans les années 70, relancé dans les années 2000, a connu une forte opposition et une polémique nationale. Des centaines d’activistes ont investi l’emplacement prévu en créant une "Zone à défendre" (ZAD). Cette ZAD est devenue le laboratoire d’une société nouvelle : formes d’habitation, occupation foncière, modèles agricoles et économiques, auto-gestion. Après des années de contestations et de heurts, le projet d’aéroport a été abandonné définitivement le 17 janvier 2018. Les expérimentations lancées à travers la ZAD se pérénisent pour une partie d’entre elles, en optant pour des dispositifs juridiques légaux.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Les ZADistes de Notre-Dame des Landes revendiquent et expérimentent des manières plus douces d’interagir avec les milieux, notamment à travers le maintien d’une agriculture paysanne. Se sont inventées et tissées des formes de vies diverses, alternatives, auto-gérées, aspirant à une harmonie avec le territoire qu’elles occupent, sur le temps long. Ce projet est à la fois politique, écologique et sociétal. Il expérimente d'autres formes d’organisation collective pour défendre d'autres manières d'habiter. La multiplicité des formes construites montre la diversité des possibilités d’habiter et de bâtir, résultat d’une inventivité architecturale, manuelle, bricoleuse et créative, favorisée par la stimulation collective de la ZAD et poussant les gens à se réapproprier l’acte de construire.

Mise en perspective

Depuis les années 1980, une série de grands projets sont dénoncés comme étant inutiles et contraires au bien commun. Ils sont liés à des ambitions économiques basées sur la consommation de masse (tourisme, distribution, production, mobilités, etc). Voir la carte des grands projets inutiles réalisée par Reporterre https://lutteslocales.gogocarto.fr/annuaire#/carte/@46.33,-0.69,6z?cat=all Des ambitions écologiques et politiques alternatives sont mises en avant, des actions symboliques et juridiques sont lancées par des citoyens mais peinent à stopper ces projets.

Groupement Régional des Aires Educatives de Bretagne

Lien du projet

Partenaires
l’OFB, la Région Bretagne, la DREAL Bretagne, l’Académie de Rennes, le REEB, l’URCPIE et l’Agence Bretonne de la Biodiversité

Concepteur
l’OFB, la Région Bretagne, la DREAL Bretagne, l’Académie de Rennes, le REEB, l’URCPIE et l’Agence Bretonne de la Biodiversité

Lieu
18 lieux sur le littoral breton
Milieux
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier

Catégorie
Communauté & Action Collective

Type de projet
Médiation / Pédagogie

Modalité d'adaptation
Réfléchir / Questionner / Enquêter / Transmettre / Communiquer

En quoi consiste le projet ?

Né aux Îles Marquises en 2012, le concept d’aire marine éducative (AME) est le fruit de l’imagination des élèves de l’école primaire de Vaitahu (Ile de Tahuata). Il s’agit désormains d’un programme éducatif et d’un label. L’idée est de rendre les enfants acteurs dans la protection de leur patrimoine environnemental et culturel le long des littoraux. Avec leur école, ils délimitent une petite zone marine à protéger après un état des lieux des espèces qui y vivent et des usages (tourisme, activités commerciales aux alentours, pêche etc.). Ils élaborent ensuite un cahier des charges qui fixe les objectifs pour préserver cet écosystème.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Cette démarche invite à apprendre différemment, en dehors d’une salle de classe. Les enfants sont amenés à tisser une relation intime avec le littoral, à se sentir individuellement engagés pour son bien-être. Et l’on protège toujours mieux ce que l’on connait et aime. De plus, les enfants deviennent force de projet. Le Conseil de la Mer des Enfants est le lieu où sont rapportés leurs travaux et observations aux adultes (élus, associations etc.). Un véritable partenariat est établi.

Mise en perspective

Le réseau "toile de mer", en Bretagne, regroupe des initiatives pédagogiques liées à la mer, notamment les AME. http://www.toiledemer.org/ Le concept d’AME est désormais présent à terre, avec les aires terrestres éducatives. Elles peuvent concerner une zones humide, une forêt, une rivière, un parc urbain, etc. https://ofb.gouv.fr/les-aires-terrestres-educatives

Festival Sous l’Eau

Lien du projet

Partenaires
Association les Tempestaires soutenue par: Communauté de communes de Belle-Ile en Mer Région Bretagne Département du Morbihan Conservatoire du littoral Fondation grand ouest

Concepteur
Association les Tempestaires soutenue par: Communauté de communes de Belle-Ile en Mer Région Bretagne Département du Morbihan Conservatoire du littoral Fondation grand ouest

Lieu
Belle-Ile en Mer
Milieux
Île / Milieu insulaire

Catégorie
Arts & Philosophie

Type de projet
Événement / Itinérance / Rencontre

Modalité d'adaptation
Se relier à l’invisible / Créer des brèches / Ressentir / Rêver / Éprouver / Être sensible

En quoi consiste le projet ?

Ce festival accueille, sur deux journées, artistes et scientifiques autour des beautés de l’univers sous-marin et de ses fragilités. L’objectif des Tempestaires est de raconter les océans à travers des œuvres singulières et des interventions qui stimulent l’imaginaire poétique, afin de sensibiliser à l’urgence environnementale.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

« L’art mobilise là où le documentaire analyse ». C’est le manifeste de ce festival qui choisit de mobiliser autour du sujet des fonds-marins et du changement climatique. Les Tempestaires sont convaincus que l’on agit et que l’on protège lorsque l’on est conscient du caractère exceptionnel d’un territoire terrestre et sous-marin.

Mise en perspective

Autre initiative bretonne qui associe mer et cinema: l’association Salée organise des projections pour raconter l’univers de la mer au cinéma. Les projections salées sont suivies d’un moment d’échange qui invite le public à partager ses émotions et ses connaissances sur l’univers maritime.

Initium Maris

Lien du projet

Partenaires
Nicolas Floc’h, artiste, avec la Fondation de France, l’Université du Littoral Côte d’Opale, l’Université de Lille, le CNRS, UMR 8187 - LOG - Laboratoire d’Océanologie et de Géosciences, le Muséum national d’Histoire naturelle - Concarneau, Ifremer, le Centre d’art contemporain - Passerelle et l’association Cap vers la nature.

Concepteur
Nicolas Floc’h, artiste, avec la Fondation de France, l’Université du Littoral Côte d’Opale, l’Université de Lille, le CNRS, UMR 8187 - LOG - Laboratoire d’Océanologie et de Géosciences, le Muséum national d’Histoire naturelle - Concarneau, Ifremer, le Centre d’art contemporain - Passerelle et l’association Cap vers la nature.

Lieu
Littoral Breton, de St Malo à St Nazaire
Milieux
Dans l’eau / Mer / Milieu marin

Catégorie
Arts & Philosophie

Type de projet
Création artistique

Modalité d'adaptation
Se relier à l’invisible / Créer des brèches / Ressentir / Rêver / Éprouver / Être sensible

En quoi consiste le projet ?

L’artiste Nicolas Floc'h longe les côtes et îles bretonnes afin de représenter les paysages et habitats marins sous-marins. Ces photographies en constitueront une représentation inédite à une époque donnée (2018-21) avec les activités humaines qui s’y inscrivent (aquaculture, pêche, ouvrages portuaires, archéologie sous-marine, activités civiles ou militaires…). Cette mission est menée en collaboration avec un consortium scientifique qui rendra possible une contextualisation des images.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Ce projet révèle l’importance d’explorer le monde sous-marin d’un point de vue artistique car il génère de nouvelles représentations de ces milieux trop souvent mal connus ou perçus uniquement à travers le prisme d’études scientifiques. Ces photographies, loin de figer une représentation du paysage sous-marin, nous ouvrent vers d’autres perceptions de ces mondes invisibles, de ces espaces souvent oubliés, très fragilisés par nos activités humaines et en première ligne du changement climatique.

Mise en perspective

Nous rapprochons Initum Maris du Plan de paysage sous-marin orchestré par le Parc National des Calanques et réalisé par les paysagistes de Coloco. C’est la première fois que la thématique du paysage marin est prise en compte dans les plans de paysage et les plans de fabrication du territoire. En reconnaissant à travers ce processus le monde marin comme un paysage à part entière, cette approche permet de penser le paysage dans sa continuité de la terre jusque sous la mer. Notre perception de ce qui fait paysage s’est depuis longtemps trop souvent réduite à ce que nous voyons et expérimentons sur la surface terrestre.

Programme Art et Sciences du laboratoire BeBest

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Partenaires
Laurent Chauvaud et le laboratoire BeBest

Concepteur
Laurent Chauvaud et le laboratoire BeBest

Lieu
Brest
Milieux
Dans l’eau / Mer / Milieu marin

Catégorie
Arts & Philosophie

Type de projet
Recherche / Expérimentation

Modalité d'adaptation
Réfléchir / Questionner / Enquêter / Transmettre / Communiquer

En quoi consiste le projet ?

Le Laboratoire franco-québécois BeBEST centre ses recherches sur l’écologie côtière. Il regroupe sciences de l’ingénieur et sciences de l’environnement. BeBEST associe des artistes à ses missions depuis 10 ans et interroge les liens entre recherche et création, comme à l’occasion du projet SONARS.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Les artistes donnent ici à voir ou à entendre leurs approches de la mer et des fonds marins, et montrent la recherche scientifique en train de se faire. Plutôt que de monter des travaux communs entre artistes et scientifiques, le laboratoire BeBEST à choisi de permettre une cohabitation entre les deux domaines de pensée lors des missions exploratoires. Ces regards scientifiques et artistiques s’influencent les uns les autres et donnent à voir et à entendre des productions qui débordent dans l’un ou l’autre des domaines, à la manière de croisements fertiles.

Mise en perspective

Le regard d’un artiste peut toucher d’autres publics que celui d’un scientifique, tel est le pari du laboratoire BeBest et d’autres programmes croisant arts et sciences. Attribuer l’accès aux émotions aux artistes et ranger les scientifiques du côté de la raison mérite toutefois d’être dépassé pour (faire) ressentir et comprendre à travers des voies multiples, plurielles et croisées. Il paraît également important de (faire) connaître les changements des écosystèmes qui nous entourent et pas seulement ce qui est loin et symbolique (glaciers, coraux, baleines) : pourquoi ne pas croiser les travaux de scientifiques et d’artistes en rade de Brest?

La barre d’Etel et autres sentiments océaniques

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Partenaires
Vincent Courtois et Aline Pénitot

Concepteur
Vincent Courtois et Aline Pénitot

Lieu
Etel
Milieux
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier

Catégorie
Arts & Philosophie

Type de projet
Création artistique

Modalité d'adaptation
Se relier à l’invisible / Créer des brèches / Ressentir / Rêver / Éprouver / Être sensible

En quoi consiste le projet ?

La barre d’Etel est un prolongement sous-marin du cordon dunaire situé à l’entrée de la ria du même nom. Ce banc de sable évolue constamment et les marées participent à façonner ce paysage mouvant. Le violoncelliste improvisateur Vincent Courtois et la navigatrice et compositrice électro-acoustique Aline Pénitot ont créé un documentaire radiophonique pour explorer la fascination portée à ce lieu.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Ce projet met en lumière le "sentiment océanique", sensation de faire corps avec le paysage. Il rend compte des émotions qui nous dépassent, au rapport physique, spirituel voire mystique, que l’on peut ressentir dans un lieu, un paysage, un rivage. Ce projet souligne le pouvoir de ces paysages particuliers qui transforment et amplifient notre rapport au monde. Il positionne également la musique et le sonore comme accès privilégié à la mémoire profonde et au ressenti.

Mise en perspective

L’écoute de West, magnifique album du violoncelliste Vincent Courtois, composé dans la ria d’Etel : https://labellabuissonne.bandcamp.com/album/west Et l'écoute de la très belle série documentaire sur le Sentiment Océnanique d'Aline Pénitot, France Culture : https://www.franceculture.fr/emissions/series/le-sentiment-oceanique

Parchemins

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Partenaires
UMR LISIS, UMR SAS, IREPS, CRESEB soutenus et co-financés par la Fondation de France, le Conseil régional de Bretagne, l’INRAE, l’Université de Bretagne Occidentale et Agrocampus Ouest

Concepteur
UMR LISIS, UMR SAS, IREPS, CRESEB soutenus et co-financés par la Fondation de France, le Conseil régional de Bretagne, l’INRAE, l’Université de Bretagne Occidentale et Agrocampus Ouest

Lieu
Bretagne
Milieux
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier

Catégorie
Communauté & Action Collective

Type de projet
Recherche / Expérimentation

Modalité d'adaptation
Réfléchir / Questionner / Enquêter / Transmettre / Communiquer

En quoi consiste le projet ?

Parchemins donne la parole aux agriculteurs travaillant en zone littorale, alors que l’activité agricole dans les territoires littoraux bretons fait face à une remise en question importante : les crises répétées qui touchent des filières animales et légumières, les inquiétudes et critiques associées aux pollutions diffuses d’origine agricole (pollutions de l'eau et algues vertes sur les plages), les tensions sur l’installation et la pression foncière. Il est fondé sur l’implication de chercheurs relevant de différentes disciplines et sur un partenariat fort avec les acteurs institutionnels locaux et la société civile.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Ce programme de recherche nous intéresse pour plusieurs aspects. D’abord il identifie les dynamiques spécifiques à l’agriculture littorale et rend compte de leurs diversités. Ensuite, il rend disponible et vivante la parole et l’expérience des agriculteurs travaillant en zone littorale, auprès d’une large audience, notament grâce aux diffusions de reportages radiophoniques. Enfin, il crée des espaces de rencontre et de dialogue informels entre agriculteurs et autres groupes sociaux et professionnels impliqués. Il croise les données et les usagers du littoral par des méthodes ethnologiques.

Mise en perspective

L'agriculture intensive en Bretagne, littorale ou non, suscite l'attention des scientifiques et des médias depuis de nombreuses années du fait de l'usage d'intrants en grande quatité, qui génèrent une pollution de l'eau des rivières et la prolifération d’algues vertes sur les plages. La journaliste Inès Léraud y revient dans la bande-dessinée qu’elle a co-réalisée, "Algues vertes, une histoire interdite", en 2019.

Réseau Agricole des Iles Atlantiques

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Partenaires
Associations d’agriculteurs et de citoyens Agriculteurs, des coopératives et porteurs de projets agricoles Collectivités insulaire

Concepteur
Associations d’agriculteurs et de citoyens Agriculteurs, des coopératives et porteurs de projets agricoles Collectivités insulaire

Lieu
Iles de la façade Atlantique
Milieux
Île / Milieu insulaire

Catégorie
Communauté & Action Collective

Type de projet
Acteurs / Mise en réseau

Modalité d'adaptation
S’associer, coopérer et partager / Amplifier et enrichir les communs / Prendre en compte l’altérité

En quoi consiste le projet ?

L’activité agricole décline dans les îles. Pourtant, l’agriculture de proximité offre emplois pérennes et saisonniers, maintien de la biodiversité des milieux ouverts, entretien des paysages, circuits-courts, lien social et lien à la terre, etc. Partageant ce constat, des groupes de professionnels agricoles et de citoyens ont vu le jour sur plusieurs îles de la façade atlantique française. Ils ont créé en 2011 le Réseau Agricole des Iles Atlantiques (RAIA), dans l’objectif de faciliter le maintien et le développement durable de l’agriculture dans les îles.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

La création du réseau RAIA s’inscrit dans une dynamique de transition agricole et alimentaire des territoires insulaires et oeuvre pour : développer l’entraide et partager les expériences et les réflexions; sensibiliser et mobiliser les différents acteurs concernés par l’agriculture insulaire; défendre et faire reconnaître les spécificités liées à l’insularité; assurer un rôle de médiation et d’accompagnement des projets agricoles locaux; développer une analyse prospective du champ à l’assiette et sur le long terme.

Mise en perspective

L’adaptation aux changements climatiques pose la question de la résilience d’un territoire, notamment à travers son système agricole et son lien à l’espace. Plus le lien à l’espace est fragile, par exemple une forte dépendance des cultures en eau, plus la résilience sera difficile. La question agricole et alimentaire, c’est aussi la question de l’eau douce et de l’énergie. Quelles sont les conséquences des changements en cours sur ces deux flux essentiels à notre société et à son fonctionnement ?

Coopérative Passeurs de Terre

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Partenaires
Association Terre de Liens Pays de la Loire CIVAM Pays de la Loire CAB Pays de la Loire Coordination LPO Pays de la Loire AFOCG

Concepteur
Association Terre de Liens Pays de la Loire CIVAM Pays de la Loire CAB Pays de la Loire Coordination LPO Pays de la Loire AFOCG

Lieu
Pays de la Loire
Milieux
Dans les terres / Rivières / Forêts / Milieu terrestrev

Catégorie
Communauté & Action Collective

Type de projet
Outil juridique et réglementaire

Modalité d'adaptation
S’associer, coopérer et partager / Amplifier et enrichir les communs / Prendre en compte l’altérité

En quoi consiste le projet ?

Passeurs de terres est une société coopérative régionale d’acquisition et de gestion du foncier agricole, issue de l’association Terre de Liens. A partir de la souscription financière de citoyens, similaire à la souscription d’actions, la foncière acquiert des terrains agricoles mis en vente par des agriculteurs prenant leur retraite, et assure le maintien d’une activité agricole. Elle contracte ensuite des baux avec de nouveaux exploitants, sans terre, qui pratiquent une agriculture biologique.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Passeurs de Terre s’appuie sur une gouvernance et une gestion citoyennes. Ces citoyens ont choisi d’agir pour le maintien d’une agriculture paysanne qui respecte la biodiversité et pour le maintien d’un usage du sol indépendant de la loi des marchés.

Mise en perspective

Doit-on collectivement racheter les biens communs pour qu’ils restent à l’usage de tous, humains et non humains? Question qui soulève de nombreuses controverses, comme en témoigne cet article de la revue Terrestres (voir le lien ci-dessus)

Adapto - site de la baie de Lancieux

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Partenaires
Conservatoire du Littoral, BRGM et communauté de communes de Côte d’émeraude Avec le soutien de l’Union européenne, l’Office français pour la biodiversité, les Agences de l’eau, la Fondation de France, la Fondation Total

Concepteur
Conservatoire du Littoral, BRGM et communauté de communes de Côte d’émeraude Avec le soutien de l’Union européenne, l’Office français pour la biodiversité, les Agences de l’eau, la Fondation de France, la Fondation Total

Lieu
Baie de Lancieux
Milieux
Estuaire / Delta / Marais / Lagune / Milieu saumâtre

Catégorie
Paysage & Ecologie

Type de projet
Approche par le paysage / Pensé avec le vivant

Modalité d'adaptation
Recomposer autrement / Penser avec la profondeur du territoire / Retisser les liens / Prendre en compte les interdépendances

En quoi consiste le projet ?

La Baie de Lancieux est l’un des 10 sites du projet Adapto. Au fil des années ont été construits digues (des Moines, de la Roche, de Beaussais) et canaux d’irrigation pour développer l’agriculture. Aujourd’hui l’eau de mer peut passer au-dessus de ces digues en cas de grande marée ou de tempête. Le conservatoire du littoral a lancé en 2015 une réflexion sur de nouvelles formes d’aménagement pour anticiper l’élévation du niveau de la mer. Laisser rentrer l’eau salée dans les marais rétro-littoraux, de façon maîtrisée, offre une nouvelle zone d’expansion pour la mer, absorbant une partie de son énergie lors des tempêtes, et réduit le coût de création et d’entretien des ouvrages de protection.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Adapto expérimente des "solutions basées sur la nature" pour anticiper la hausse du niveau marin. Les 10 sites représentent les différents faciès du littoral français (estuaire, milieu dunaire, polder, marais, mangrove, etc.). Adapto met en avant les milieux d’interface terre-mer et leur pouvoir de barrières naturelles vis-à-vis des invasions marines (érosion, submersion). Ces milieux naturels, s’ils sont préservés, sont des systèmes de défense efficaces, et peuvent également rendre d’autres services écosystémiques, comme permettre la "valorisation éco-touristique" de ces espaces littoraux transformés.

Mise en perspective

Le projet Adapto est une réponse très intéressante conçue à partir du vivant ("solution basée sur la nature"). Elle correspond néanmoins à une démarche de protection des occupations humaines littorales, essentiellement anthropocentrée.

TOWT (TransOceanic Wind Transport) et le label ANEMOS

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Partenaires
Guillaume le Grand et Diana Mesa

Concepteur
Guillaume le Grand et Diana Mesa

Lieu
Douarnenez
Milieux
Dans l’eau / Mer / Milieu marin

Catégorie
Communauté & Action Collective

Type de projet
Mode de déplacement / Cheminement / Passage

Modalité d'adaptation
Créer de nouvelles pratiques / Changer de comportements / Détourner les usages / Transformer nos manières de vivre

En quoi consiste le projet ?

TransOceanic Wind Transport est une société bretonne spécialisée depuis 2011 dans le transport de marchandises à la voile. En s’appuyant sur l’héritage des routes maritimes et d’anciens voiliers de travail, elle remet au goût du jour un mode de transport écologique qui répond aux problématiques environnementales actuelles et futures. La société s’apprête aujourd’hui à changer d’échelle avec la mise à l’eau et l’exploitation d’une première flotte de voiliers-cargos neufs. Anemos est le label de transport créé par TOWT qui garantit cette navigation décarbonnée par la société.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

L’énergie vélique permet le transport de marchandises au niveau régional et international tout en limitant considérablement les émissions de CO2.

Mise en perspective

La mer est le plus grand vecteur de transport de marchandises. L’essentiel des activités de fret reposent cependant sur l’utilisation d’énergies fossiles. Reconsidérer l’énergie vélique comme une alternative sérieuse et écologique aux hydrocarbures revient à revoir les bases de la logistique en mer: types de bateau, formations des marins, attentes des clients.

Finis Terrae

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Partenaires
Association Finis Terrae, fondée par Marcel Dinahet et Célia Crétien Conseil départemental du Finistère Conseil régional de Bretagne Direction régionale des affaires culturelles de Bretagne

Concepteur
Association Finis Terrae, fondée par Marcel Dinahet et Célia Crétien Conseil départemental du Finistère Conseil régional de Bretagne Direction régionale des affaires culturelles de Bretagne

Lieu
Ile d’Ouessant
Milieux
Île / Milieu insulaire

Catégorie
Arts & Philosophie

Type de projet
Création artistique

Modalité d'adaptation
Ouvrir les imaginaires / Apporter d’autres regards sur le monde / Créer de nouveaux récits

En quoi consiste le projet ?

Depuis 2008, Finis Terrae et le Conseil départemental du Finistère proposent à des artistes plasticiens et à des critiques d’art une résidence d’un mois au sémaphore du Créac’h sur l’île d’Ouessant, visant à accompagner une réflexion, une action artistique ou une production d’œuvre abordant des problématiques liées à la mer, au littoral, au paysage, ou encore à l’insularité. Les artistes bénéficient d’un logement meublé et équipé ainsi que d’une salle de travail, situés dans le sémaphore, propriété du Conseil départemental.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Le centre d’art insulaire Finis terrae invite des artistes de tous horizons à prendre un temps de recul, face à la mer, au sein de cet ultime bâtiment avant l’Amérique.

Mise en perspective

L’association Finis Terrae s’ouvre sur d’autres espaces maritimes ou littoraux et sur des îles dans le monde. La "résidence tempête" dans les refuges de l’île de Molène et la "résidence mer calme" dans le bateau/atelier de l'artiste Nicolas Floc’h, ont par exemple accueilli leurs premiers résidents en 2020.

En attendant la mer

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Partenaires
Association A-R-T (Atelier de recherche temporelle)

Concepteur
Association A-R-T (Atelier de recherche temporelle)

Lieu
Littoral Atlantique, entre la Vendée et le Haut-Médoc
Milieux
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier

Catégorie
Paysage & Ecologie

Type de projet
Événement / Itinérance / Rencontre

Modalité d'adaptation
Apprendre à vivre avec / Porter attention au réel / Prendre en compte les transformations, les rythmes et les seuils

En quoi consiste le projet ?

Ce Webdoc révèle la trace de quelques uns des anciens rivages atlantiques dont la localisation, parfois dans les terres, parfois en mer, montre la mobilité de la mer et laisse imaginer ce que seront les rivages de demain. Trois scientifiques et trois photographes ont cheminé sur les traces de ces anciens rivages de la mer : les falaises mortes du Sud Vendée, les paléo-rivages du Haut Médoc ou encore un ancien havre en Charente-Maritime. Ces dialogues in situ ont fait l’objet d’une retranscription accompagnée des photographies prises lors des visites.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

En attendant la mer part du constat que le rivage a énormément bougé dans l’histoire, qu’il bouge aujourd’hui avec l’érosion marine et qu’il bougera encore plus sous l’effet de l’élévation du niveau de la mer. Or, de nombreuses questions se posent sur l’attitude que nous devons avoir vis-à-vis de cette évolution inéluctable : faut-il se défendre coûte que coûte contre la mer ou commencer à réfléchir autrement ? A-R-T pense que le débat public doit se nourrir de l’histoire.

Mon bord de mer

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Partenaires
Aude Sirvain, photographe; Mission France(s) territoire liquide

Concepteur
Aude Sirvain, photographe; Mission France(s) territoire liquide

Lieu
Lorient - Vannes
Milieux
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier

Catégorie
Arts & Philosophie

Type de projet
Création artistique

Modalité d'adaptation
Réfléchir / Questionner / Enquêter / Transmettre / Communiquer

En quoi consiste le projet ?

Aude Sirvain a transposé des images de maisons, depuis leur contexte urbain de départ, jusqu’à un lieu idyllique. Ayant demandé à des habitants du Morbihan quel serait l’emplacement idéal de leur maison, elle a ensuite photographiquement déplacé l’image de leur maison actuelle jusqu’au lieu de leurs rêves. En combinant plusieurs photographies distinctes pour fabriquer cet endroit fantasmé, Aude Sirvain crée une image proche du mirage en train d’apparaître sous nos yeux.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Les observatoires photographiques du paysage, dans la lignée des missions photographiques de la DATAR, ont permis de documenter les transformations des paysages d’aujourd’hui par rapport au passé. Aude Sirvain propose une vision inverse, tournée vers un futur fantasmé.

Mise en perspective

Dans « mon bord de mer » toutes les personnes interrogées ont proposé un lieu de vie idéal sur le littoral, s’inscrivant dans une représentation du rapport à la mer à travers l’unique prisme de l’imaginaire balnéaire. Comment montrer d’autres rapports à la mer et d’autres imaginaires liés à ce milieu ? Comment susciter d’autres imaginaires ?

Vivos

Lien du projet

Partenaires
Compagnie Le Sonar Belén Cubilla et Benoît Plouzen Morvan

Concepteur
Compagnie Le Sonar Belén Cubilla et Benoît Plouzen Morvan

Lieu
Brest
Milieux
Dans l’air / Immatériel

Catégorie
Arts & Philosophie

Type de projet
Création artistique

Modalité d'adaptation
Se relier à l’invisible / Créer des brèches / Ressentir / Rêver / Éprouver / Être sensible

En quoi consiste le projet ?

Vivos est une pièce théâtrale qui est partie de réflexions sur l’eau, sa représentation mythologique, sa mémoire. « Ainsi si nous considérons que l’humain est fait de 70 % d’eau, il devient donc un réceptacle, une éponge à tout ce qui l’entoure. Nous plongeons ainsi dans la condition humaine et tentons de montrer comment nous sommes influencés par notre environnement. Nous réfléchissons à l’état actuel de l’homme occidental, qui semble mal dans sa peau et qui perd ses repères éloigné de son essence. »

Qu'est ce qui fait adaptation ?

A travers Vivos, la compagnie Le Sonar s’applique à mettre en avant les émotions, les bouleversements que l’on peut connaître, à proposer d’autres manières d’êtres vivants. Elle invite à prendre conscience des bulles dans lesquelles on s’enferme, des cloisonnements que l’on dresse entre « moi, mon petit monde qui va bien » et le monde. Pour aborder cette complexité entre soi et le monde, on a besoin d’allers-retours, de sensations, d’associations idées. "Courir sur le dos d’une baleine la nuit pour devenir un homme. Nager vers l’horizon sans se retourner. Transformer l’eau de mer en eau douce. Naître en pleine mer. Chercher l’inconnu".

Mise en perspective

Vivos est un spectacle encore non monté, à venir probablement en 2021. C’est quoi être vivant en 2021?

Passerelle de la belle Henriette

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Partenaires
D’Ici-là paysages & territoires; Conseil Régional des Pays de la Loire

Concepteur
D’Ici-là paysages & territoires; Conseil Régional des Pays de la Loire

Lieu
La Tranche-sur-Mer
Milieux
Estuaire / Delta / Marais / Lagune / Milieu saumâtre

Catégorie
Paysage & Ecologie

Type de projet
Mode de déplacement / Cheminement / Passage

Modalité d'adaptation
Créer de nouvelles pratiques / Changer de comportements / Détourner les usages / Transformer nos manières de vivre

En quoi consiste le projet ?

C’est une passerelle construite dans la réserve naturelle de la casse de la Belle Henriette, pour accéder à l’eau en toute sécurité tout en préservant les écosystèmes. Le tracé courbe épouse la Dune du Platin afin de proposer le cheminement le plus doux possible dans ce marais touché par la tempête Xynthia en 2010.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

C’est une passerelle submersible, en partie mobile, qui s’adapte à un sol mouvant et qui régule les flux de visiteurs. Elle trace un nouveau parcours pour découvrir la Réserve Naturelle tout en la préservant par la légereté et réversibilité partielle du dispositif.

Mise en perspective

Comment penser les équipements dans un paysage changeant et fragile?

Pont roulant

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Partenaires


Concepteur


Lieu
Saint-Malo
Milieux
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier

Catégorie
Architecture & Manières d’habiter le territoire

Type de projet
Mode de déplacement / Cheminement / Passage

Modalité d'adaptation
Créer de nouvelles pratiques / Changer de comportements / Détourner les usages / Transformer nos manières de vivre

En quoi consiste le projet ?

Pont roulant ou pont mobile qui reliait Saint-Malo à Saint Sevran, il fonctionnait à l’aide de rails au sol et d’une machinerie avec chaines métalliques. Il permettait de transporter 50 personnes à marée basse et à marée haute.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Il s’agit d’un dispositif de traversée conçu en réponse aux marées. Objet amphibie, à la fois fragile et audacieux, ce pont roulant invitait au voyage et à une traversée sur la pointe des pieds sans détruire les écosystèmes attenants. Il était léger, réversible et ne bloquait pas l’eau.

Mise en perspective

St Malo est un exemple de secteur urbain, constitué historiquement de promontoires rocheux et de zones basses sableuses, qui s’est progressivement homogénéisé, remblayé et rigidifié (digues, écluse, etc.). Vers un retour d’équipements hybrides pour traverser la mer sans bloquer l’eau?

Classes de mer

Lien du projet

Partenaires
Jacques Kerhoas (fondateur) Association Nautisme en Bretagne Région Bretagne

Concepteur
Jacques Kerhoas (fondateur) Association Nautisme en Bretagne Région Bretagne

Lieu
Moulin-Mer à Logonna-Daoulas
Milieux
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier

Catégorie
Communauté & Action Collective

Type de projet
Médiation / Pédagogie

Modalité d'adaptation
Réfléchir / Questionner / Enquêter / Transmettre / Communiquer

En quoi consiste le projet ?

Imaginées et lancées et Bretagne dans les années 1960, les classes de mer font aujourd’hui partie du paysage scolaire. Pourtant, organiser la classe en bord de mer était une réelle innovation, faisant de la Bretagne une pionnière par sa nouvelle manière d’appréhender le littoral. « Que la mer soit ou non son destin, l’enfant ne peut ignorer ce qui fait l’essentiel de sa planète. » disait J. Kerhoas. Les classes de mer sont aujourd’hui un réseau d’organismes liés au nautisme répondant à une même charte pédagogique.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Cette initiative permet de tisser des liens intimes entre les enfants et la mer. Même en Bretagne, l’accès à la mer, la découverte du littoral, du nautisme et des métiers de la mer, ne sont aujourd’hui pas offerts à tous les enfants.

Mise en perspective

Bien implantées en Bretagne, les classes de mer restent marginales à l’échelle française et méconnues hors des frontières hexagonales. Aussi, la naissance d’une coopération européenne pour développer une « maritimité » commune et s’approprier le littoral et ses enjeux est intéressante. C’est l’objet du projet "Atlantic Youth" qui est l’œuvre commune de 6 partenaires français, espagnols, portugais, irlandais et anglais.

Mars 709

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Partenaires
Angélique Lecaille-Guilbert, artiste, avec le soutien de la Communauté de Communes Baie-du-Mont-Saint-Michel, de la DRAC Bretagne, du Département d’Ille-et-Vilaine et de l’Education nationale

Concepteur
Angélique Lecaille-Guilbert, artiste, avec le soutien de la Communauté de Communes Baie-du-Mont-Saint-Michel, de la DRAC Bretagne, du Département d’Ille-et-Vilaine et de l’Education nationale

Lieu
Roz-sur-Couesnon
Milieux
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier

Catégorie
Arts & Philosophie

Type de projet
Création artistique

Modalité d'adaptation
Ouvrir les imaginaires / Apporter d’autres regards sur le monde / Créer de nouveaux récits

En quoi consiste le projet ?

Série de dessins inspirée par la légende de la forêt de Scissy qui aurait occupé la Baie du Mont Saint-Michel avant d’être anéantie par un raz-de-marée en l’an 709 conférant ainsi au Mont son caractère insulaire. "Dans l’histoire du paysage, la forêt est généralement perçue comme un espace naturel et sauvage, mais également comme un espace sacré. Ainsi elle peut être la scène de mythes et de légendes la situant dans cet interface nature/culture." Pour ce travail, Angélique Lecaille-Guilbert a bénéficié d'une résidence-mission au sein du groupe scolaire La Boussac, du pays de Dol.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

A partir de matériaux simples, la mine de plomb et le graphite, Angélique Lecaille-Guilbert crée des dessins au caractère énigmatique, dérangeant, qui poussent aux questionnements. Elle invite à rappeler et transmettre la légende de la forêt de Scissy, tout en cherchant à la réinterpréter. " Par le croisement des connaissances scientifiques et des croyances populaires, je traduis par le récit et la fiction, l’impact de certains phénomènes naturels sur les relations qu’entretiennent les sociétés avec leurs paysages, les spéculations et croyances que certains phénomènes engendrent."

Mise en perspective

L'arbre et la catastrophe que constitue un tsunami pour l'homme nous font aussi penser à "l'expérience de l'arbre", projet théâtral entre la France (Rennes) et le Japon (Kyoto). Lors du tsunami de 2011 au Japon, alors que tous les arbres d’une forêt de pins de près de 70 000 arbres ont été déracinés sous la force des vagues, un seul arbre est resté debout. Il est surnommé « Le pin du miracle » et rappelle un autre arbre survivant de la bombe d'Hiroshima, symbole au Japon. La pièce de Simon Gauchet et Tatsushige Udaka porte sur cet unique arbre, qui devient vecteur de mémoire et sujet de transmission.

Festival Si la Mer Monte

Lien du projet

Partenaires
Association Effet Mer

Concepteur
Association Effet Mer

Lieu
Ile-Tudy
Milieux
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier

Catégorie
Arts & Philosophie

Type de projet
Événement / Itinérance / Rencontre

Modalité d'adaptation
Composer avec l’incertitude / Prendre en compte l’impermanence et l’indéterminé

En quoi consiste le projet ?

L’idée des initiateurs: un festival qui s’appellerait "Si la Mer monte", résolument ancré sur les problématiques de la montée des océans et du dérèglement climatique , mais qui se voudrait non anxiogène car doublé d’un riche volet musical et artistique. Le festival "Si la mer monte" se tient quasi chaque année depuis 2009, à l’Ile-Tudy, presqu’île finistérienne très vulnérable à la montée des eaux et qui deviendra tôt ou tard une île.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Le festival, ouvert à tous, invite à se projeter dans un futur où le niveau de la mer est plus haut, en adoptant un point de vue non catastrophiste. Chaque édition est jumelée avec une ville ou un territoire confronté à la montée du niveau de l’eau.

Mise en perspective

La montée des eaux ou l’inondation est le sujet de plusieurs manifestations ludiques, comme "jour inondable" de la Folie kilomètre, en bord de Loire.

Plages Vivantes

Lien du projet

Partenaires
Museum National d’Histoire Naturelle Fondation de France Région Bretagne Vigienature, Planète Mer, CPIE Basque, IMA, Bretagne Vivante, Les Glénans, Esprit Nat’ure, Centre de la Mer de Biarritz

Concepteur
Museum National d’Histoire Naturelle Fondation de France Région Bretagne Vigienature, Planète Mer, CPIE Basque, IMA, Bretagne Vivante, Les Glénans, Esprit Nat’ure, Centre de la Mer de Biarritz

Lieu
Façade Manche, Atlantique, Méditerranée
Milieux
Dans l’eau / Mer / Milieu marin

Catégorie
Paysage & Ecologie

Type de projet
Recherche / Expérimentation

Modalité d'adaptation
Composer dans un monde multispécifique / Régénérer et préserver les pouvoirs du vivant

En quoi consiste le projet ?

Le programme « Plages Vivantes » est un observatoire participatif de la biodiversité des hauts de plages pour mieux comprendre et prédire les effets des changements globaux et locaux. En hauts des plages s’accumulent une multitude de débris (bois, coquillages, algues arrachées, organismes marins, déchets anthropiques…), qui forment la laisse de mer. Cet habitat au rôle écologique clé, est soumis à de profonds changements d’origine anthropique (pollution, ramassage de ces laisses…) et climatique, qui modifient sa composition, son fonctionnement et sa dynamique naturelle, et affectent la conservation d’espèces emblématiques qui lui sont liées. Documenter et comprendre ces changements pour mieux conserver cet écosystème, là est tout l’enjeu de Plages Vivantes.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Plages Vivantes fait appel à des participants d’horizons divers (scolaires, usagers des plages, naturalistes, gestionnaires d’espaces…), qui ne sont pas nécessairement scientifiques-professionnels, pour répondre à des questions de recherche sur l’écosystème des hauts de plages. Un pôle de recherche dédié aux humanités environnementales a pour ambition d’améliorer la compréhension des mécanismes d’appropriation des enjeux de conservation du littoral par les citoyens.

Mise en perspective

Les usages, pratiques et perceptions liés aux laisses de mer ont évolué dans le temps et constituent aujourd’hui un objet d’étude privilégié pour comprendre le rapport sensible au littoral, à sa gestion comme à sa patrimonialisation. Des enjeux socio-économiques, fonctionnels et patrimoniaux se concentrent sur les hauts de plage. Il existe une tension entre une patrimonialisation écologique de l’écosystème et une patrimonialisation à visée touristique qui souhaite proposer aux vacanciers une plage dite «propre».

Plankton Planet

Lien du projet

Partenaires
partenaires académiques (CNRS, MIT, Stanford University, University of Maine, University of Auckland) et citoyens (Fondation Tara Océan, France-USA ; Association Plankton Planet, France)

Concepteur
partenaires académiques (CNRS, MIT, Stanford University, University of Maine, University of Auckland) et citoyens (Fondation Tara Océan, France-USA ; Association Plankton Planet, France)

Lieu
Roscoff
Milieux
Dans l’eau / Mer / Milieu marin

Catégorie
Paysage & Ecologie

Type de projet
Recherche / Expérimentation

Modalité d'adaptation
Composer dans un monde multispécifique / Régénérer et préserver les pouvoirs du vivant

En quoi consiste le projet ?

Comment tirer parti de la curiosité et de la créativité des marins et des scientifiques pour prélever du plancton océanique à des échelles sans précédent, afin d’évaluer en profondeur la santé, la biodiversité et l’évolution des océans? L’équipe développe depuis 2018 une suite d’outils et de protocoles simples qui permettront aux citoyens de générer des données écologiques, morphologiques et génétiques de pointe sur l’océan mondial. Le kit Plancton Planète final sera distribué à un coût réduit, ce qui permettra son déploiement sur des centaines de voiliers.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

L’association de scientifiques, de « makers », de marins, de citoyens est ici représentative de nouvelles manières de faire de la science et d’élargir les connaissances, si possible à moindre coût et appropriable par le plus grand nombre.

Mise en perspective

Un litre d’eau de mer contient entre 10 et 100 milliards de formes de vie planctoniques, formant un extraordinaire écosystème qui génère environ 50% de l’oxygène planétaire, soutient la vie marine, et régule le climat. Cet écosystème se transforme rapidement sous la pression des changements climatiques : réchauffement, acidification et dé-oxygénation des masses d’eau marine, en plus des changements de courants, de la surpêche et des pollutions en provenance des côtes. Les transformations de l’écosystème ‘plancton’ vont avoir un impact majeur sur de nombreuses activités humaines (pêche, tourisme, etc.), mais avant tout sur notre biosphère.

MADABREST

Lien du projet

Partenaires
association MADABREST

Concepteur
association MADABREST

Lieu
Brest
Milieux
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier

Catégorie
Communauté & Action Collective

Type de projet
Lieux / Espaces partagés

Modalité d'adaptation
’associer, coopérer et partager / Amplifier et enrichir les communs / Prendre en compte l’altérité

En quoi consiste le projet ?

MADABREST (Maison de l'alimentation durable à Brest) est un tiers-lieu en devenir, dédié à la construction collective des solutions pour améliorer l'accès des habitantes et habitants de Brest Métropole à une alimentation durable. L'association propose une programmation d'événements en lien avec l'alimentation. Elle conseille également collectivités, institutions et porteurs de projets sur les enjeux de la démocratie alimentaire.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

MADABREST cherche à améliorer l'accès à l'alimentation durable pour toutes et tous. Elle cherche aussi à améliorer l'information sur le système alimentaire et ses enjeux, afin que les gens soient en capacité d'agir et de peser dans les processus de décision.

Mise en perspective

La manière de se nourrir est révélatrice de la manière d'habiter un territoire. Le choix d'une agriculture intensive et d'une industrie agroalimentaire mondialisée mais aussi les modes de pêche, ont des conséquences sur les paysages (littoraux ou d'arrière-pays), sur les écosystèmes, sur les types d'emploi et sur le contenu des assiettes. L'architecte et urbaniste Carolyn Steel analyse ces liens entre villes et alimentation et rappelle que l'alimentation occupe une place importante dans la construction de mouvements et de récits utopiques. Elle invite à ce propos à reconsidérer les villes comme des "sitopies", où l'alimentation retisserait des liens de proximité entre la ville et son hinterland. https://www.ted.com/talks/carolyn_steel_how_food_shapes_our_cities

CartoHECo et CoEHCO

Lien du projet

Partenaires
Parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis, avec l'appui financier de financements européens (Life Marha, FEAMP), en collaboration avec l'OFB, la LPO et le bureau d’étude I-Sea

Concepteur
Parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis, avec l'appui financier de financements européens (Life Marha, FEAMP), en collaboration avec l'OFB, la LPO et le bureau d’étude I-Sea

Lieu
Estuaire de le Gironde
Milieux
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier

Catégorie
Paysage & Ecologie

Type de projet
Recherche / Expérimentation

Modalité d'adaptation
Réfléchir / Questionner / Enquêter / Transmettre / Communiquer

En quoi consiste le projet ?

CartoHECo (CARTOgraphie des Habitats bEnthiques COtiers du Parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et de la mer des pertuis) permet de localiser et d'estimer les surfaces de trois habitats intertidaux (sur la zone de balancements des marées) que sont les herbiers de zostères naines, les champs de macro-algues sur platiers rocheux et les prés-salés. A l’échelle du Parc, seront produites : une cartographie actualisée à 2021 de ces trois habitats ainsi qu’une analyse historique de l’évolution surfacique des herbiers de zostères naines entre 2000 et 2020. Des images satellites sont utilisées, complétées par des observations sur le terrain. CoEHCO (Connaissance et Evaluation de l’état des Habitats benthiques Côtiers) est mené en parallèle pour évaluer l'état écologique de ces trois habitats, ainsi que des hermelles.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Ces programmes participent à mieux connaître les habitats côtiers du Parc naturel marin. Ce vaste espace marin présente des richesses naturelles remarquables sur trois grandes zones interdépendantes: les estuaires, le panache de la Gironde et les pertuis. Sous influence des eaux douces, cette aire marine présente une forte productivité planctonique, déterminante pour la biodiversité. Les prés-salés, les récifs d’hermelles, les herbiers de zostères et les estrans meubles intertidaux jouent des rôles majeurs pour le fonctionnement des écosystèmes côtiers. Ils favorisent la biodiversité, la production primaire, fournissent des ressources alimentaires, des espaces de repos ou de refuge pour de nombreux oiseaux et poissons.

Mise en perspective

Quel avenir pour ces habitats intertidaux avec le réchauffement climatique et l'élévation du niveau marin? Il semble que peu de travaux traitent directement de cette question, qui est complexe et croise de nombreux paramètres non connus (évolution de la température de l'eau, vitesse de la fonte des glaces, niveau d'acidité, de turbidité, pollutions, espèces concurrentes, etc.) D'autres projets de cartographie et de caractérisation de l'état écologique d'habitats marins intertidaux sont ou ont été menés: REBENT, VALMER, REEHAB, par exemple sur la côte atlantique

LittoSIM

Lien du projet

Partenaires
Universités de La Rochelle, Tours, Grenoble, Limoges, Paris I; CNRS; IRD; Communauté de Communes de l’Île d’Oléron; Région Nouvelle Aquitaine; Fondation de France

Concepteur
Universités de La Rochelle, Tours, Grenoble, Limoges, Paris I; CNRS; IRD; Communauté de Communes de l’Île d’Oléron; Région Nouvelle Aquitaine; Fondation de France

Lieu
île d'Oléron
Milieux
Île / Milieu insulaire

Catégorie
Architecture & Manières d’habiter le territoire

Type de projet
Projet de territoire / Gouvernance

Modalité d'adaptation
Apprendre à vivre avec / Porter attention au réel / Prendre en compte les transformations, les rythmes et les seuils

En quoi consiste le projet ?

LittoSIM est un dispositif expérimental mêlant une simulation de l’aménagement du territoire, une modélisation d’évènements de submersion et un jeu de rôles, à destination des acteurs locaux. Il a été conçu pour accompagner les communes et les intercommunalités dans une réflexion sur l’aménagement de leur littoral face au risque de submersion marine. Il se présente sous la forme d’un « jeu sérieux » se jouant à plusieurs sur tablette numérique. Pendant les quelques heures d’un atelier LittoSIM les participants s’attachent collectivement à la mise en place d’une stratégie de prévention efficace et coordonnée du risque submersion. La Communauté de Communes de l’Île d’Oléron a soutenu le projet et contribué à faire évoluer le dispositif. Il est aujourd'hui déployé sur d'autres littoraux français.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Le projet modélise les effets de submersion sur l’urbanisation et permet le transfert des acquis scientifiques aux acteurs en charge de la gestion des communes ainsi que la sensibilisation des publics concernés par les risques de submersion. Par ailleurs, le jeu mime la réalité du terrain où les interventions des uns (aménagement, investissements, politique d’accueil des populations…) influent sur la réalité des autres. Ainsi les joueurs sont vite incités à collaborer du fait des interdépendances géographiques entre leurs territoires d’action. En outre, avec ses ressources propres limitées, chaque commune a besoin des autres pour mener à bien une stratégie globale de prévention et d’adaptation efficace face au risque.

Mise en perspective

D'autres projets ont pour objectif d'anticiper une submersion en la jouant ou en la modélisant. C'est le cas notamment du projet REVE COT développé par l'équipe de Stéphane Costa, à l'université de Caen, qui fait appel à la réalité virtuelle pour permettre aux spectateurs de se rendre compte de l'effet d'une submersion à un endroit donné. https://cireve.unicaen.fr/index.php/projets/recents/reve-cot/

L’escargot, la méduse et le bégonia

Lien du projet

Partenaires
Altitude 35; Europan; communauté d’agglomération Rochefort Océan

Concepteur
Altitude 35; Europan; communauté d’agglomération Rochefort Océan

Lieu
Estuaire de la Charente
Milieux
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier

Catégorie
Paysage & Ecologie

Type de projet
Approche par le paysage / Pensé avec le vivant

Modalité d'adaptation
Recomposer autrement / Penser avec la profondeur du territoire / Retisser les liens / Prendre en compte les interdépendances

En quoi consiste le projet ?

La session 15 du concours Europan proposait d'interroger le devenir de quatre sites à Rochefort, autour de la problématique de la ville productive. Rochefort a été fondée sur l'estuaire de la Charente, entre les marais, dans un rapport mouvant au paysage. C'est une ville usine depuis le 17è siècle, avec son arsenal (base navale et chantier naval), et, aujourd'hui, avec un acteur aéronautique comme Stelia. Que deviennent l'estuaire et la ville dans la perspective de la montée des eaux? À partir d’une vision cartographique à la grande échelle de l’estuaire de la Charente, l'équipe questionne les relations entre l’homme, les milieux (terrestre, marin, et végétal), les phénomènes naturels (marées) et leurs possibles utilisations énergétiques. À l’échelle du site de réflexion, le projet travaille avec l’eau et organise un repli de l’urbanisation. Au sein des espaces naturels et agricoles existants et nouvellement créés, sont intégrés des parcours de mobilité douces pour développer l’agro-tourisme. À l’échelle du secteur de l’Arsenal, le remaillage des espaces publics par les anciennes portes permet d’ouvrir la ville historique.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

La fonte des glaciers et la dilatation de l’océan entraînent une élévation du niveau de la mer et modifient la physionomie de l’estuaire de la Charente, du trait de côte et de la ville de Rochefort. Depuis le Moyen-Age, l’homme a dressé des digues, drainé les terres humides pour assainir et étendre les surfaces cultivables et habitables. Dans ce projet, il s’agit d’organiser un repli stratégique en redonnant à l’eau toute sa place. Les espaces conquis par l’eau dessinent une nouvelle carte territoriale, atténuent le risque de submersion marine et participent au maintien des implantations humaines sur les points hauts. Les paysagistes d'Altitude 35 proposent de dépasser les fonctions «traditionnelles» de l’eau (agricoles, industrielles, commerciales ou touristiques), et en faire un vecteur de continuité urbaine et paysagère, et le ferment d’un projet culturel et de cohésion sociale et urbaine.

Mise en perspective

Reconnaître les paysages productifs est un enjeu important pour comprendre les interrelations entre activités humaines, milieux et paysages. Cet enjeu se traduit par la nécessité de mener des enquêtes sur la perception et la représentation de ces paysages productifs, mais aussi sur la manière dont ces paysages évoluent ou vont évoluer avec le changement des conditions climatiques. Mathieu Duperrex a mené ce type d'enquêtes, dans les deltas du Rhône et du Mississipi, autour des sédiments et de l'activité pétrolière, racontée dans son ouvrage Voyages en sol incertain: http://www.urbain-trop-urbain.fr/sediments/

Maison RoZo

Lien du projet

Partenaires
Clémence Cazenave (Caz'Eco) et Mireille Avril (RizHome)

Concepteur
Clémence Cazenave (Caz'Eco) et Mireille Avril (RizHome)

Lieu
Savenay, Loire-Atlantique
Milieux
Dans les terres / Rivières / Forêts / Milieu terrestre

Catégorie
Architecture & Manières d’habiter le territoire

Type de projet
Architecture / Design / Technique

Modalité d'adaptation
Créer de nouvelles pratiques / Changer de comportements / Détourner les usages / Transformer nos manières de vivre

En quoi consiste le projet ?

La collaboration entre une architecte et une designer spécialiste du roseau a fait naître la maison RoZo. Les roselières du Golf du morbihan, à proximité, sont ici utilisées comme matériau prinicipal de construction. Au delà de l'objectif d'une réduction considérable de l'empreinte carbone, une nouvelle manière d'aborder le roseau en résulte puisque ce matériau végétal n'est cette fois-ci plus utilisé en toiture, mais bien en isolation, étanchéité et finitions. C'est par la composition avec d'autres matériaux (bois douglas, fibre de bois, liège expensé etc.) que cette maison se libère de la forme traditionnelle des maisons à toit de chaume et se réapproprie le roseau afin de produire des espaces plus adaptés à nos modes de vie actuels (plus grande hauteur sous plafond, plus grandes ouvertures possibles etc.). Ecoconstruction et innovation architecturale sont alors associées dans ce projet d'architecture bioclimatique.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Ce projet traduit la possibilité de construire avec des ressources locales, puisqu’il existe par exemple1976 hectares de roselières en Bretagne. Il est l'occasion de souligner l’importance de relocaliser la production de ce matériau, aujourd'hui remplacé le plus souvent par du roseau importé de Chine et d’Europe de l’Est pour la majorité des chaumières françaises. De plus, le roseau améliore son milieu en revitalisant la faune, la flore, et en purifiant l'eau. Cette plante constitue également une ressource à rapide capacité de régénération (cycle végétal d'un an), et très simple à cultiver. Sur un autre registre, ce projet a permis de mettre en place un chantier participatif et de faire appel à des artisans locaux, qui ont pu transmettre et partager leur savoir-faire.

Mise en perspective

Ce projet est intéressant mais reste aujourd’hui seulement réalisable à petite échelle car il n’existe plus qu’une roselière en exploitation en Bretagne. En revanche, ce projet peut devenir une véritable maison protoype, maison pilote, qui permette la création de nouvelles cultures du roseau sur le territoire afin de relancer une filière agricole locale de cette ressource. Elle présente néanmoins quelques limites dans la réduction de l’empreinte carbone à ne pas négliger : soubassement en béton de ciment armé, étanchéité pare-pluie en membrane plastique, le bois Douglas, essence exotique à la France, avec des pratiques sylvicoles parfois problématique (monoculture, coup à blanc, épuisement des sols).

Les aventures des mers de l’ouest

Lien du projet

Partenaires
Ville de Saint Hilaire de Riez STUDIO PLAGE : Fichtre, Formes Vives, Barreau et Charbonnet

Concepteur
Ville de Saint Hilaire de Riez STUDIO PLAGE : Fichtre, Formes Vives, Barreau et Charbonnet

Lieu
Saint Hilaire de Riez (Sion sur l'océan)
Milieux
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier

Catégorie
Architecture & Manières d’habiter le territoire

Type de projet
Lieux / Espaces partagés

Modalité d'adaptation
Créer de nouvelles pratiques / Changer de comportements / Détourner les usages / Transformer nos manières de vivre

En quoi consiste le projet ?

L’idée était de mettre en scène une place, un espace public, autour d’un ancien casino désaffecté, lieu emblématique des stations balnéaires. L'équipe a voulu jouer des codes et de l’attraction que pourrait provoquer le tournage d’un film et pour cela elle s'est inspirée des fabuleux décors de Jacques Tati et de films d’été de bord de mer. «Les Aventures des mers de l’Ouest» est une sorte de plateau de tournage de film d’anticipation inspiré de sagas d’exploration aquatique, d’univers marin de bande-dessinée et de sagas aventurières, qui a pris place tout l’été 2018 sur le passage de promenade entre Saint Jean de Mont et Saint Gilles Croix de vie. Les installations ont pris des formes aux usages décuplés par l’imaginaire et les histoires qui peuvent y être créées: abris, table à manger ou de ping-pong, banc public, lieu de rencontre, théâtre de fêtes votives ou de contemplation, jeux, estrade, scène, sculpture, rampe, tapis de yoga.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Cette installation éphémère invitait les passants à créer des histoires sur un lieu de bord de mer, à rentrer dans l'action à partir du jeu, à se transporter émotionnellement et mentalement dans des situations imaginaires qui donnaient libre court à leurs singularités d'individus. L'équipe rappelle l’étymologie du mot «action» qui consiste à «lancer hors de soi une force agissante». Elle voue par ailleurs une certaine fascination pour le désordre comme énergie vitale. Ce sont ces spécificités du décor, comme lieu des possibles et révélateur de forces agissantes et chaotiques, que nous souhaitons mettre en avant ici. Ce dispositif de projection est potentiellement vecteur d'adaptation, qui suppose une capacité individuelle et collective à se représenter dans des situations nouvelles, voire inédites.

Mise en perspective

L'aire de jeux pour enfants à fait l'objet de nombreuses recherches de Vincent Romagny, commissaire d'exposition et critique d'art. Il montre dans son ouvrage Anthologie des aires de de jeux au Japon (ed. Vincent Romagny, 2019) que le playground japonais procède et révèle des aspects impensés qui vont au-delà des fonctions éducatives et ludiques: il répond aux enjeux de la survie et de la réparation face à la catastrophe, du jardin et de l’environnement. Introduites après le séisme du Kanto de 1923, puis multipliées lors des reconstructions de l’après-Seconde Guerre mondiale -rien que la ville de Kyoto en compte près d’un millier-, les aires de jeux sont avant tout conçues comme des paysages vécus.

Itinérances sur les rives de la Vilaine

Lien du projet

Partenaires
Cuesta Léa Müller Agence Ter

Concepteur
Cuesta Léa Müller Agence Ter

Lieu
Métropole de Rennes
Milieux
Dans les terres / Rivières / Forêts / Milieu terrestre

Catégorie
Paysage & Ecologie

Type de projet
Événement / Itinérance / Rencontre

Modalité d'adaptation
Recomposer autrement / Penser avec la profondeur du territoire / Retisser les liens / Prendre en compte les interdépendances

En quoi consiste le projet ?

La Vallée de la Vilaine, qui s'étend de Rennes à Laillé, est un vaste territoire avec une grande diversité de paysages et variété d’usages, existants ou potentiels, liés à la forte présence de l’eau comme à la richesse écologique et patrimoniale du site. Le projet d’aménagement initié en 2012 engage un groupement de commandes composé de Rennes métropole et de sept communes. L’enjeu est de révéler ce grand territoire, de créer un espace partagé commun, tout en valorisant les identités propres de chacune des communes. Le groupement mené par l’Agence Ter a été retenu en janvier 2014, comme maître d’oeuvre pour proposer et mettre en oeuvre une stratégie de valorisation paysagère fondée sur une amplification de l’existant. Au sein de l’équipe, Cuesta est garante de l’élaboration d’une stratégie ambitieuse et innovante de développement et de valorisation du territoire. Dans cet objectif, elle conçoit des « actions pilotes ». Ce sont des actions artistiques temporaires, qui permettent de préfigurer le projet en accompagnant les études. Elles activent le projet d’aménagement et offrent un espace de co-construction avec les partenaires et les acteurs, elles proposent différents types d’expérimentations artistiques et culturelles, pérennes et événementielles, fondées sur une approche sensible et permettant d’impacter le projet de territoire. Une stratégie de communication est mise en place avec la maîtrise d’ouvrage, fondée elle aussi sur les processus artistiques qui créent une identité visuelle distinctive, aux effets marqués. Une Année de la Vilaine s'est déroulé en 2018-2019.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Le projet de la création d'un parc autour de la Vilaine est surtout un travail de collaboration entre les acteurs qui montre que les interêts écologiques dépassent les frontières administratives. Ce qui fait adaptation dans ce projet est l'importance donnée au sytème hydrologique du territoire, avec un dessin de parc qui s'appuie sur une réunification des deux rives de la Vilaine et de la création d'une identité propre pour une région morcelée autour de sa géographie locale. Le travail, en particulier, de Cuesta, de la creation des "actions-pilotes" (actions artistiques temporaires) montre bien la necessité d'un engagement avec les publics, qui seront parmi les usagers principaux d'un nouveau parc. L'adaptation de nos territoires non seulement au changement climatique mais aussi à une autre mode de fonctionnement plus en harmonie avec la planète se passe d'abord par les habitants.

Mise en perspective

Le parc de la Vilaine pourrait être regardé par le prisme du bioregionalisme dans lequel "les régions ne sont pas délimitées par des lignes droites imaginaires telles que tracées par les humains, mais par le climat et les formes du sol qui rendent cette partie de la planète unique. Les formes de vie locales, les cultures, les traditions et les espoirs pour l’avenir reflètent cet endroit particulier de la planète dans lequel ils sont enracinés" ( Traduit de l'anglais,Cascadia, Departement of a Bioregion). Le projet s'appuie sur le fonctionnement d'un bassin versant d'une rivière. Imaginons ce que seraient nos reflexions autour de l'amenagement du territoire si elles se faisaient toutes ainsi.

Roches

Lien du projet

Partenaires
Aurore Bagarry avec / Gilles A. Tiberghien / les géologues Patrick De Wever (MNHN) / Marc Fournier (Sorbonne Université) / Conception graphique : Marine Le Thellec / Editions Gwinzegal

Concepteur
Aurore Bagarry avec / Gilles A. Tiberghien / les géologues Patrick De Wever (MNHN) / Marc Fournier (Sorbonne Université) / Conception graphique : Marine Le Thellec / Editions Gwinzegal

Lieu
Rivages franco-anglais de la Manche
Milieux
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estran / Milieu côtier

Catégorie
Arts & Philosophie

Type de projet
Création artistique

Modalité d'adaptation
Se relier à l’invisible / Créer des brèches / Ressentir / Rêver / Éprouver / Être sensible

En quoi consiste le projet ?

Aurore Bagarry explore les rivages franco-anglais de la Manche en y photographiant des variations géologiques, posant la question de la frontière et de sa porosité qui se manifeste par des échanges et empreintes sédimentaires. A l'origine une exposition photographique à Galerie Sit Down, le travail titré Roches trouve une autre forme dans un nouveau livre du même titre, accompagné par une écriture du philosophe Gilles Tiberghien et publié par Editions Gwinzegal.

Qu'est ce qui fait adaptation ?

Les images, prises d'une manière symétrique des deux cotés de la Manche, mettent en valeur la géologie, le passage du temps et l'érosion, en questionnant l'idée de la mer comme frontière ou limite séparatrice. A travers les images, on voit la roche comme un objet présent, ici et maintenant. Elle ne se présentera jamais à nouveau comme au moment de la capture de l'image. La roche, à la fois symbole de l'histoire de la stabilité, devient emblématique du mouvement et de l'incertitude. Elle nous montre comment vivre et vieillir tout en changeant, en s'adaptant, sans cesse.

Mise en perspective

Aurore Bagarry a mené auparavant un important travail d'inventaire photographique sur le massif du Mont Blanc. Elle capte les variations et les évolutions des glaciers et les traces laissées par l'eau, solide ou liquide: des formes, des blocs, des couleurs qui changent à mesure que la fonte de la glace s'accélère. La montagne, comme le littoral, est un lieu où les conséquences du changement climatique sont visibles: fonte des glaciers, effondrements des roches, verdissement, etc. https://aurorebagarry.com/index.php/glaciers-2/

Klima sur les rivages

Klima en Bretagne,
en Nouvelle-Aquitaine
et à Paris

Adresse du siège social :
28 rue de la Masse
La Fresnais 35111
France

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