X
XS
SM
MD
LG
XL
← Retourner à la cartographie

For the Love of Corals : An Ecology of Perhaps

Géographie des milieux
Dans l’eau / Mer / Milieu aquatique
Sur la côte / Rivage / Littoral / Estrans / Milieu côtier
Dans l’air / Immatériel
Approche
Performance artistique, autre regard sur le monde
Médiation, évènement, rencontre
Thématique
Impermanence, composer avec l’incertitude, relation au temps
Mystères aquatiques, sentiment océanique, rêves
Nouveaux récits, ouvrir les imaginaires, créer d’autres récits du futur
Type de projet :
Film sur la reproduction de récif corallien en laboratoire
Concepteur :
Sonia Levy
Partenaires :
Obsidian Coast Gallery, Fluxus Art Projets, Horniman Museum and Gardens, The Critical Zone, Martin Savransky, Sam Smith, Jez Riley French, Georgia Rodgers
Date et durée :
2018-2020
Ville :
London
Pays :
United Kingdom

Contexte du projet

For the Love of Corals : An Ecology of Perhaps (Pour l’amour des coraux: une écologie du peut-être) est une nouvelle itération du projet cinématographique, For the Love of Corals de Sonia Levy. Levy, une artiste, plasticienne et cinéaste, travail à l’interstice entre l’art et la science. Souvent fascinée par les histoires des êtres océaniques, son travail pose des questions de l’impact humaine sur les milieux aquatiques. Dans le cadre de la résidence Obsidian Coast, a passé l’année 2017 à filmer et à documenter le travail de Project Coral, une avancée révolutionnaire dans les techniques scientifiques pour sauver les récifs coralliens. Notamment, les coraux du pilier de l’Atlantique en voie de disparition, qui se sont reproduits avec succès en captivité grâce à des techniques induites en laboratoire.

Dans le contexte de l’exposition numérique The Critical Zone, Levy invite le philosophe Martin Savransky de continuer le processus d’une experimentation artistique avec elle. S’y entremêlent le paysage corallien visuel et sonore de Sonia Levy avec le poème de Derek Walcott «The Sea is History» (1979), les histoires du musée Horniman, les réflexions du philosophe Martin Savransky, ainsi que les événements de blanchissement des coraux près de la Grande Barrière de Corail.

Ce projet est une polyphonie multi-sensorielle qui s’étend à travers les frontières géographiques et temporelles, examinant ce que signifie «prendre soin» des autres dans un monde multi-espèces.

Pourquoi on en parle ?

Le projet dirigé par Sonia Levy, transgresse délibérément et méthodiquement les frontières entre sciences et arts, sciences humaines et écologie, notre histoire collective et nos futurs collectifs. C’est un projet qui mêle les récits et les narrations, les histoires de coraux et les histoires d’humains. For the Love of Corals montre soigneusement la processus de la recherche et d’experimentation nécessaires pour faire naître des coraux artificiellement en aquarium. Loin d’être une froideur clinique, c’est un travail d’amour.

Project Coral réside dans le sous-sol du Horniman Insitute, un musée d’histoire naturelle du sud de Londres. C’est un exemple surprenant de la possibilité que la vie grandisse et existe, sous et dans les reliques du monde, que nous, les humains, avons si profondément dévorées. Sonia Levy, témoigne de cela, en assemblant des plans fixes d’animaux disparus à des séquences montrant le mouvement frénétique d’embryons de corail qui prennent forme, à celles d’images sereines de corail ou d’un oursin traversant le fond d’un aquarium. Les Hommes font également partie de cette histoire, de ce récit de vie, nous voyons leurs mains au travail et le processus laborieux pour prendre soin des coraux en dehors de leur habitat naturel, pour essayer coûte que coûte de les faire renaître ici, quand d’autre meurt là-bas.

Sonia Levy ne cache pas les aspects technique, pouvant être vu comme moins beaux du processus de création, on retrouve ainsi dans son film les boitiers électriques, les fils reliant les aquariums, les attaches à glissière, les conteneurs en polystyrène, ou même le son du blanchiment des coraux qui a été enregistré et fait partie du paysage sonore de Jez Riley French et les compositions de Georgia Rodgers. Elle nous invite dans un monde sensible, presque de l’intime.

A travers son film, Sonia Levy nous fait ressentir la perte, la mort de la Grande Barrière de Corail, alors même que nous célébrons le premier espoir pour son avenir.

For the Love of Corals : An Ecology of Perhaps avec Martin Savransky, élargit encore les limites du projet, en ramenant les événements de blanchiment des coraux les plus récents, la température actuelle de l’eau aux Cairns. Il ancre également l’expérience cinématographique dans un contexte historique plus large. Nous sommes amenés à interroger le rôle historique de l’Institut Horniman, et à questionner le rôle possible que les musées d’histoire naturelle dans le monde pourraient jouer.

«C’est-à-dire que, comme d’autres musées d’histoire naturelle, le Horniman fait aujourd’hui paradoxalement sentir la figure / le terrain d’une époque de dévastation écologique : à la fois témoignage de l’invention des notions occidentales coloniales de la nature et de l’exceptionnalisme humain, et simultanément un rappel des histoires abondantes de formes divergentes de vie et de mort qui peuplaient autrefois la planète.»

«Le caractère paradoxal du musée naturel dans ce présent écologiquement dévasté pourrait-il même devenir un site improbable pour raconter des histoires pluralistes et multi-espèces vivant dans l’emprise de peut-être ?»

Mise en perspective

On pourrait imaginer que le projet For the Love of Corals : An Ecology of Perhaps est seulement l’une des premières itérations potentielles de ce projet pour qu’il puisse être en constante transformation, avec des couches ajoutées et supprimées au fur et à mesure que les recherches menées par l’Institut Horniman évoluent et que la narration change. 

On devrait servir de Project Coral et For the Love of Coral comme exemples, non seulement pour la Grande Barrière de Corail, mais aussi pour les marais, les forêts, les prairies ? A une échelle planétaire, comment ressemer la vie là où on a semer la mort ?

Liens sources

http://www.sonialevy.net/ftloc.html

https://www.horniman.ac.uk/story/about-the-art-sonia-levy/

https://critical-zones.zkm.de/#!/detail:for-the-love-of-corals

Crédit :

Klima sur les rivages

Klima en Bretagne,
en Nouvelle-Aquitaine
et à Paris

Adresse du siège social :
28 rue de la Masse
La Fresnais 35111
France

Creative Commons

Le contenu original de ce site est utilisable sous la licence Creative Commons : Attribution - Pas d’utilisation commerciale - Partage dans les mêmes conditions (CC BY-NC-SA 3.0 FR).

Nos partenaires